Le retour du plaisir

On a tendance à oublier, dans les moments difficiles, que ça n’est pas la normalité. Que naviguer par 30 nœuds de vent, houle de 3 mètres, sans pilote automatique, avec 2 safrans en vrac, ça n’est pas la normalité. Alors quand on repart de Car Nicobar, avec 2 safrans qui répondent au doigt et à l’œil et un pilote automatique qui leur fait faire ce qu’il veut, qu’en plus, la houle s’est mystérieusement apaisée, ainsi que le vent, la montée de plaisir est soudaine, et bienvenue. Du coup, ça fait une journée familiale emplit de jeux de cartes, de lego, de repas pris dehors, tous ensemble, de repos, de lecture… et on oublie que nous sommes toujours bloqués à 3 ris dans la grand voile, (la faute aux lattes cassées), et que du coup, le bateau se traîne. Certes, 8 nœuds (ce qui reste notre moyenne) est une vitesse que nous n’atteignons qu’exceptionnellement avec Hildi, notre premier bateau, mais on s’habitue, et on sait ce que Katali à sous le capot. On testera ça avec des nouvelles lattes. Ce soir à 20h, nous sommes à 250 miles de Phuket.

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