Jan 20 2017

Misool, paradis méconnu

Il est des endroits du monde, très rares, qui ne peuvent s’atteindre qu’après avoir fait preuve d’une constance dans l’énergie, la détermination et la folie pour s’y rendre.
Misool, au Raja Ampat, fait, de mon point de vue, partie de ceux-là.
Nous mouillons depuis quelques jours au milieu de paysages somptueux, tout droit sortis de l’imagination d’un dessinateur de BD fantastique. Des falaises titanesques, couvertes de végétation tropicale, se tortillent en tous sens, dessinant des piscines d’un bleu profond, cernées de plateaux coralien multicolores.
Trop profondes pour y mouiller, nous tendons des cordages sur les pandanus accrochés aux falaises afin de maintenir le bateau loin des rochers.

Une fois installés, la nature est à nous, presque à nous seuls, tant l’accès à cette zone est difficile. Seuls passent quelques bateaux de croisières pour plongeurs, ne s’aventurant hors de leur embarcation que pour aller sous l’eau, mais ne s’approchant jamais de nos mouillages isolés.

Sous l’eau, d’ailleurs, nous y allons aussi. Chaque jour, une plongée merveilleuse. Au coeur du « triangle de corail », Misool est constamment nourrie par un fort courant d’Est, venu du Pacifique, charriant une quantité de nourriture appréciée par les poissons de toutes tailles. Et sous l’eau, c’est l’explosion ! Des milliers de poissons nous accompagnent lors de chacune de nos plongées. Milliers de poissons de corail aux couleurs innombrables (du plus petit balliste aux énormes perroquets à bosse), et centaines de gros carnassiers (thons, barracudas, carangues géantes, thazars, requins…), et même croisés en masque et tuba, des dauphins globicéphales, et les magnifiques raies mantas…

Nous profitons à fond de ce bout du monde, si préservé de tous et de tout. Nulle lumière parasite la nuit, nul bruit de barque de pêcheur. Chaque mouillage est difficile à quitter, mais le suivant est aussi incroyable que le précédent.

Certains diront que j’exagère, c’est surement vrai, mais je ressens cet endroit comme une sorte d’aboutissement de nos 13 ans de voyage, un concentré de tout ce que l’on recherche si loin du monde « civilisé ».

(1 commentaire)

    • Rapp Helene on 23 février 2017 at 6 h 32 min
    • Répondre

    Coucou,les katali ,comme j’aime à vous appeler .nous voici de retour dans notre Provence ,apres un très bon séjour à Bali et à Java ,un peu hors circuit.j’ai vu les temples aux noms mystérieux et j’ai été séduite .je pense à vous cinq et serais heureuse d’avoir de vos nouvelles .quelle belle rencontre .je vous embrasse fort ,tendresse particuliere à Lola ,Timéo et Maël
    Helene

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.