Premier coucher de soleil

Qu’est ce que c’est que cette photo pourrie ? Ils nous ont habitués à mieux… Et bien cette photo, c’est Pondicherry qui disparaît à l’horizon. OUI, nous sommes PARTIS !! Une journée évidemment très intense. Les formalités furent très rapides, tout ayant été fait hier. Une bonne vingtaine d’irréductibles copains qui sont revenus nous dire à nouveau au revoir, mis dehors par l’immigration qui avait peur des clandestins. Quelques larmes, bien sûr, une grosse boule au ventre, un passage de passe facile à pleine marée haute, un passage en bateau proche du front de mer de Pondichery, ou nos amis ont emmenés leurs enfants de sortie de l’école, puis, grand voile haute, foc déroulé, hop, cap à l’Est, la Thaïlande ! Et puis bien sûr, la vedette de la Coastal Police qui nous fait de grands signes pour que l’on s’arrête. Facile à la voile ! On fait semblant de croire qu’ils nous font des signes d’aurevoir, mais ça ne marche pas. On se met donc face au vent, on enroule le foc, ils s’approchent pour nous brailler « Combien de personnes à bord ? ». Ben 5 ! « OK alors, bon voyage ». Et de repartir, toute sirènes hurlantes, n’importe quoi. Mais ce fut notre dernier contact avec les autorités Indiennes. Désormais, la voie est libre. 1200 miles devant nous, 5 ou 6 jours. La mer est assez grosse (2,5/3 mètres de houle), le vent assez fort (25 nœuds établis), et tout l’équipage un peu barbouillé. Évidemment, une petite perte d’habitude avec ces 2 ans terrestres. Heureusement, vers 17 heures, ziiiiiiiiii, la ligne de pêche se déroule, les enfants s’excitent ! Ils rêvaient de pécher un poisson, c’est chose faite, un petit thon qui finira dans la casserole 1 heure plus tard. Ils sont tout content, les parents aussi, la mer nous offre son plus beau cadeau de bienvenue. On a bien réduit la toile pour ne pas trop tirer sur le bateau, encore jeune. Nous filons quand même à 9/10 nœuds. Un vrai cap est franchi aujourd’hui pour toute la famille. Un changement radical et soudain de mode de vie. C’est à la fois un soulagement, et un gros défi. Démarrer par 6 jours de traversée musclée n’est pas le plus simple, mais le bonheur est là cette fois, pour de bon. Nous sommes ravis de partager cela avec vous. A très bientôt.

Troisième sortie en mer

Les sorties se suivent et ne se ressemblent pas. Notre départ étant perpétuellement décalé (nous avions prévu de partir ce Dimanche), nous avons pu, aujourd’hui, amener naviguer les ouvriers qui ont travaillé dur sur notre bateau depuis presque 4 ans. Nous leurs avions conseillé de ne pas emmener femmes et enfants, c’est pourquoi ils les ont tous emmenés.sortie3bis

Or, il faut savoir que l’eau n’est pas un élément habituel pour le Tamoul. Certes, il en boit, chaude et parfumée (le Thé), il en voit tomber (la mousson), mais la mer a toujours été vue comme un ennemi (et le fait que le Tsunami de 2004 n’ait pas emporté que sa belle-mère n’a pas arrangé les choses).

Et l’eau, aujourd’hui, contrairement aux autres sorties, avait décidé de s’agiter un peu. C’est donc face à de belles vagues de 2 mètres qu’il a fallu sortir et rentrer dans la passe. Passe un peu stressante puisqu’il faut y effectuer un virage à 90° à ras des cailloux, sur 10 mètres de large (le bateau en faisant 8 !).

Donc, une fois dehors, nos passagers n’en menaient pas large, et les rires de soulagement de s’être sorti de là ont rapidement fait place à… ben, du vomi ! Disons que sur la vingtaine de passagers indiens, une dizaine a fini l’estomac par-dessus bord (s’il avait le temps) ou sur le pont (par manque de temps), voir, sur le plancher en teck du cockpit (par manque de motivation). Bébés allaités, femmes en saris, ouvriers fiérots, tous y sont passés.

Cette ambiance, disons, peu amarinée, alliée au vent quasi absent, nous a fait vite rejoindre notre petit port tranquille, et c’est assez rapidement que tout ce petit monde a regagné la terre ferme, le sourire aux lèvres.

Ce fut l’occasion pour Lola, Timéo et Mael de faire leur première sortie en mer, avec des copains à bord (ça change des fêtes de pirates déguisées), et de rentrer tout fiers parce que eux n’avaient pas été malades !

 

Deuxième sortie en mer

Ahhhhh, la belle sortie ! Nous pensions, enfin les données officielles du Port of Pondicherry, nous annonçaient la même hauteur d’eau à marée haute qu’à notre première sortie. C’est donc plein d’entrain à l’idée de refaire une plongée de l’extrême que nous avons quitté le quai, avec notre chargement de copains équipiers habituel. IMG_0437  IMG_0487
Au bout de 200 mètres, nous ancrons afin de libérer l’hélice tribord, toujours empêtrée depuis notre précédente sortie. Petite douche au Chlorox® pour Matthieu qui commence à y prendre goût, et nous reprenons le chenal, prêts à draguer le fond, pour découvrir qu’il y avait 30cm de plus que la dernière fois ! Une sortie de passe donc assez paisible, bien que la confiance dans les données hydrographiques de la Marine Indienne en prenne un coup.
Une fois dehors, 10/15 nœuds de vent, une belle mer calme. Ce fut l’occasion de gentiment pousser Katali à 12 nœuds, vitesse facilement atteinte sous gennaker, mais avec beaucoup d’émotion pour nous. IMG_0485Entendre la coque se mettre à vibrer, voir les étraves fendre la mer, le bateau traçant ses 2 sillons puissants comme le bœuf charolais labourant la terre fraîche (peut être aurais-je pu trouver plus belle analogie), beaucoup de belles promesses pour nous.IMG_0448

La Mafia des Pêcheurs

Saviez-vous que le mot « Katamaran » est un mot Tamoul : கட்டுமரம், kaṭṭumaram, de « Kattu », bois et « Maram », lié. Incroyable, l’ancêtre de nos modernes multicoques qui sillonnent les océans du monde vient d’ici, du Tamil Nadu ! Au premier coup d’œil, la filiation n’est pas évidente. Au second non plus. De façon évidente, le katamaran tamoul n’a pas évolué depuis le Jurassique. Il s’agit, comme son nom l’indique, de morceaux de bois liés. Voilà, tout simplement. Vous prenez le radeau de la méduse, vous le limitez à 50cm de large sur 3m de long, et voilà. Et le courageux pêcheur local pose son filet là-dessus, et part en mer (ou plus sagement, dans la lagune), pour ramener sa maigre pitance.katamaran

Ce pêcheur-là inspire le respect. Il lutte pour sa survie, et l’assure avec des moyens particulièrement rudimentaires.

Mais ce billet est destiné à dresser le portrait d’autres pêcheurs, avec qui nous sommes malgré nous rentrés en contact : la mafia du port.

Notre bateau a été construit sur le Port de Pondicherry, car il était trop grand pour le hangar d’Ultramarine. Dès le début de la construction, un groupe de pêcheurs, mené par un certain Selvam, a proposé ses services de gardiennage du chantier, moyennant 20 000 Roupies (300€) par mois. Il faut savoir qu’un ouvrier du chantier gagne entre 5000 et 10 000 par mois. Donc 20 000, c’est une belle somme. Surtout pour ne rien faire, car leur prétendue protection cadrait beaucoup plus avec un racket mafieux qu’avec un réel service rendu. Mais bien sûr, craignant des représailles sur le chantier en cas de refus de leur offre généreuse, Ultramarine a payé la somme.

Cela a duré tout le temps de la construction, jusqu’au jour du lancement. Ce jour-là, comme vous le lirez plus en détails dans le post consacré au pré lancement de Katali, les pêcheurs débarquent, et bloquent le lancement en réclamant une somme prétendument due à eux par Ultramarine de 600 000 Roupies (environ 7 ans de salaire), sorte de prime de fin de CDD, pour remplacer la manne qui allait disparaître avec le départ du bateau. Refus catégorique d’Ultramarine, qui joue les abonnés absents. D’autre part, les pêcheurs réclament désormais 40 000 par mois pour assurer la protection du bateau à l’eau, dans le port. La grue et le camion repartent, de peur de se faire casser. Seule façon de débloquer les choses, j’accepte de payer 200 000 Roupies, par l’intermédiaire de Venkat, l’associé Indien d’Ultramarine, qui se chargera de les donner aux pêcheurs petit à petit. En fait, je ne donne que 50 000 Roupies dans un premier temps. Ces 50 000 Roupies, destinées à payer le premier mois de gardiennage du bateau au port, serviront en fait à Ultramarine à payer ce qu’ils devaient aux pêcheurs, le reste allant très certainement au fond de la poche de Venkat.

La somme de 40 000 à payer aux pêcheurs est exorbitante, mais en plus de cela,ils n’assurent aucune protection du bateau. Au bout de quelques jours à l’eau, le bateau a reçu ses premières balafres de la part de ses gros voisins. Ici, un bateau de pêche, c’est un outil de travail, donc des rayures sur la peinture, c’est pas grave. coque2Donc chaque jour, en arrivant sur le bateau, on découvre l’arrière d’un bateau de pêche qui frotte sur la coque, le manche en acier d’un moteur qui laboure notre étrave, ou directement l’arrière des coques qui repose sur le quai en béton… C’est terrible pour nous. Voire notre peinture neuve abimée à ce point, en un nombre incalculable d’endroits, on n’arrive pas à s’y faire. Les pêcheurs, eux, ça les fait rire. Ils nous voient rajouter des pneus, repousser une barque amarrée perpendiculaire à nous, dont l’étrave constituée d’un tube d’acier rouillé frotte sur la coque, crier sur un bateau qui manœuvre n’importe comment, et nous raye la coque tout du long… ils nous voient, mais ils ne font rien, ils rigolent. Particulièrement difficile pour le moral. Et j’ai beau engueuler mes prétendus « watchmen » que je paye à prix d’or, ils s’en foutent, et ne sont jamais là pour surveiller le bateau.

Au bout d’un mois de ce traitement, je les paye pourtant 40 000 pour le mois à venir. J’ai peur que l’arrêt des paiements se traduise par des détériorations sur le bateau. Scène pitoyable (aussi bien pour eux que pour moi), ou, excusez-moi, ces gros cons de pêcheurs sont avachis par terre, avec leurs enfants qui jouent autour, et où ils se partagent mon pognon en ricanant.

Un mois de plus où les pêcheurs sont invisibles. Les dommages sur le bateau se poursuivent. A la fin du mois, quand ils viennent pour être payés, je refuse, leur proposant de les payer 5 000 par semaine, à la fin de la semaine, s’il n’y a pas eu de dommage sur le bateau. Mais pour eux, ça signifie un salaire divisé par deux, et surtout, devoir bosser… inconcevable. D’autre part, ils estiment que je payais les mois en avance, puisque le premier versement donné par Venkat avait servi à régler les dettes, et non mon premier mois de gardiennage. Je les renvoie vers Venkat, qui, comme toujours, joue les abonnés absents.

Leur attitude devient plus menaçante. Ils se pointent sur le bateau, détachent les amarres, que je replace sous leur nez. Ils les redécrochent, je les remets… Il me faut faire intervenir l’Assistant Personnel du Ministre de la Pêche, que connaît un copain Italien à nous. Il les calme au téléphone, puis nous reçoit pour entendre notre cas. Mais après plusieurs jours de palabres, il jette l’éponge, me demandant si vraiment, je ne veux pas les payer… Rien compris celui là. Et cela montre le pouvoir qu’a un groupe d’abrutis sur le pouvoir politique, rassurant…pecheurs2

10 jours plus tard, de retour d’un essai en mer, alors que les Douanes visitent le bateau, les revoilà qui se pointent, s’installent dans le cockpit, et reprennent leur litanie « tu nous dois du fric, on va détacher tes amarres, on va planquer de la drogue à bord et appeler les flics… ». Devant le ridicule de ces menaces, je m’énerve pour la première fois, et leur répète pour la énième fois qu’ils n’auront plus un sous de notre part, qu’ils n’ont qu’à se tourner vers Ultramarine, qui s’est approprié des sous qui leur étaient destinés.pecheurs1

Depuis, nous vivons dans la crainte de retrouver le bateau décroché, à la dérive sur la lagune. Mais nous avons décidé de tenir le bras de fer. Et pourtant, tous ici nous conseillent de nous plier à leur volonté. Notre agent qui s’occupe des procédures d’immigration, et répète les rumeurs du genre « si tu ne les payes pas à chaque sortie en mer, ils jetteront des filets devant ton bateau dans la passe ». Le représentant du ministre de la pêche « Payez-les, ce sont des gens dangereux ». Jusqu’au consulat de France, que nous avons appelé à l’aide « Bien sûr, il ne faut pas encourager ce type de comportement, mais soyez pragmatique, payez-les » ! N’importe quoi, tout le monde baisse le pantalon devant ces abrutis. Nous avons décidé de les envoyer se faire foutre (oui, on devient vulgaire devant tant de bêtise). Pour l’instant, on s’en porte mieux. Le bateau est de toutes façons rayé de partout, mais au moins, on ne paye pas pour un service imaginaire.

Première sortie en mer

Ca y est, il avance ce bateau. Il a tiré ses premiers bords au large de Pondicherry, avec une joyeuse bande de copains à bord.

Bon, ça ne s’est pas fait simplement. Le chenal, puis la passe de sortie, sont vraiment très étroits. Donc ça n’a pas loupé, on a touché en sortant, dans le canal. Bon, pas dramatique, c’est de la vase me direz-vous, mais sur la vase, il y a 3 mètres de déchets divers et variés, entassés depuis l’invasion de l’Inde par Genghis Khan, à côté desquels les réserves secrètes du Musée Archéologique du Caire ressemble à une collection de boîte d’allumettes.

Donc, lorsque notre hélice tribord est venue remuer la vase à quelques centimètres, elle a ramassé, en quelques secondes, environ 1 mètre cube (je n’exagère pas), de déchets divers (filets, cordages, lanières plastiques, câbles métalliques, tissus, casques mérovingiens…). Le moteur, devant cet assaut massif, a calé, impossible à redémarrer (nous n’avions pas encore vu la bête).

Avec un seul moteur, difficile de se sortir de là, le bateau tourne en rond. En jouant (enfin, jouer…) avec l’ancre, on a réussi à se remettre au milieu du « chenal », pour ancrer.

C’était donc le moment pour Capt’ain Matthieu de sacrifier quelques années de sa vie en plongeant dans ce qui ici, tient lieu d’eau de mer. En effet, la composition de ce liquide, authentifiée par un institut de santé Suisse, est la suivante :

  • 16% de caca
  • 28% de pipi
  • 17% de curry
  • 6% de plastique
  • 14% de mercure
  • 5% de pneu
  • 11% de plomb
  • 13% d’acide muriatique
  • 0,1% de machine à laver
  • 4% d’eau (quand même)
  • 26% non identifiable (probablement d’origine extraterrestre, mais qui pue !)

Oui, ça fait pas 100%, mais les Suisses sont pas très fort en chiffres.

Ca donne donc un liquide marron (le caca !), dans lequel on voit à peine à 10cm, oui, 10cm !IMG_5199

Je ne m’attarderai pas sur la demie heure passée en solitaire la dedans, à tailler dans le « blob » au couteau, je ne décrirai pas l’état de mes doigts ce soir après quelques coups moins bien ajustés que les autres, ni celle de ma peau, couverte de bubons purulents, ne souhaitant pas vous gâcher votre journée.

Après une demie-heure donc, l’hélice était libre. Par acquis de conscience, un coup d’œil à l’autre hélice a permis de faire durer la partie de plaisir, elle aussi ayant décidé qu’il faisait un peu frisquet là-dessous.

 On repart donc, bien refroidis, et bien rassurés pour attaquer la passe. Ça s’est en fait pas trop mal passé, puisque dans ce que nous appellerons, pour vous donner une idée « le virage de la mort qui tue », nous avions 20 confortables centimètres sous la quille, un vent de travers, et des déferlantes de 4 mètres (bon, pour les déferlantes, Soizic me dit que j’exagère, mais il est possible que mon séjour dans le « machin qui pue » m’ait poussé au délire).IMG_5178

Enfin libres à la sortie, nous avons pu essayer plein de voiles, d’écoutes, de drisses, de ris, de pilotes, de camembert, et d’alcools forts (pour me désinfecter).

Le retour fut aussi tendu qu’à l’aller. Dans le chenal, là où nous avions touché, un gros bateau de pêche s’était échoué (ha, quand même, ça arrive même aux autochtones !). Un fier camarade essayait de le sortir en tirant dessus, mais rien n’y fit, le bougre doit encore y dormir (la marée était descendante).

Du coup, ne sachant plus trop où passer (du côté où ce con s’est planté, ou du côté où nous nous sommes plantés ce matin, on a décidé de passer entre les deux, et donc, de se planter ! Enfin juste racler le « blob ». Donc les hélices ont à nouveau soulevé la bête, et l’hélice babord s’est mise à bien vibrer, mais sans caler. On a pu rentrer au port, mais Capt’ain Mat, désormais munis de 3 jambes et 12 doigts (je tape plus vite), est bon pour une autre petite plongée de nettoyage (et croyez, moi (je sais, c’est dur), mais au port, l’eau est encore pire que dans le chenal…).IMG_5187

Bref, un petit message concis pour vous dire que le bateau s’est bien comporté, pas de souci détectés (ou si peu), et que ça fait du bien.

On remet les réjouissances Samedi et Dimanche, avec sûrement plein de merdes dans les hélices à nouveau (on s’est planté à marée haute, je ne vois pas pourquoi on recommencerait pas).

Le baptême de Katali

Baptême de Katali

Baptême de KataliIl était nécessaire d’effectuer un test de charge de Katali.Baptême de Katali Mais comment lui mettre 4 ou 5 tonnes sur le pont ? Le plein de Diesel, 650kg, c’est fait. Le plein d’eau, 700kg, c’est bon… Il a fallu employer les grands moyens, et réunir à bord plus de 80 copains, sous le fallacieux prétexte de baptiser Katali autour d’un bon plat de Samoussas, Vadas, et autres friandises Indiennes. Une bonne bouteille de Sula, le champagne Indien, a été fracassée sur notre ancre, et le bateau n’a pas coulé, malgré ses 5 tonnes de surpoids. Bon, la ligne de flottaison était loin en dessous du niveau de la mer, mais c’est pour la bonne cause.

 

 

 

Mise à l’eau de Katali

Ca y est, c’est la fin d’une journée intense en émotions. Une journée ou soudain, très soudainement, tout bascule. Vous passez de 2 ans d’un rôle de constructeurs de bateau à utilisateurs d’un vrai navire, avec son mât, ses cordages, ses copains à bord qui boivent un coup sous la pleine lune, et les enfants qui sautent sur le trampoline. C’est très violent, et très agréable, très intense.

Comme vous le verrez sur la photo attachée, le bateau a son mât, son bimini, bref, est quasi fini ! On est garé, à la tamoule, pire que sur un parking d’Auchan un Samedi après-midi. C’est pas grave, on verra bien pour bouger tout ça.

Beaucoup de copains pour nous aider aujourd’hui, beaucoup de larmes pour Soizic et moi, encore ce soir. Ce sont 2 ans très éprouvants qui s’achèvent, deux ans où nous avons pas mal soufferts à différents points de vue, mais qui, comme toutes les expériences extrêmes, nous ont aussi beaucoup appris.

C’est maintenant une nouvelle aventure qui commence, et nous espérons que vous en ferez partie.

On vous embrasse fort, on est un poil fatigué ce soir…